Etre ou ne pas être… une médiation

Informatisation des bibliothèques, bibliothèque numérique, réseaux sociaux, service de renseignement virtuel, blogs,.. Mais où se situe exactement la médiation numérique dans tout ça ? Quand peut-on véritablement parler de médiation ?

Selon la définition proposée par Sylvère Mercier, « la médiation numérique est une démarche visant à mettre en œuvre des dispositifs de nature techniques, éditoriaux ou interactifs pour favoriser l’accès organisé ou fortuit, l’appropriation ou la dissémination de contenus à des fins de diffusion des savoirs et des savoir-faire. »

Nous retenons donc 3 étapes constitutives de la médiation numérique : une démarche volontaire, des dispositifs, avec un objectif, celui de la diffusion des savoirs.

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Philippe Cazeneuve, quant à lui, dans son blog Savoirs en actes, considère que « La médiation numérique consiste à accompagner des publics variés vers l’autonomie, dans les usages quotidiens des technologies, services et médias numériques ».

Ici, ce qui semble être la caractéristique déterminante est, non plus simplement la diffusion des savoirs, mais surtout l’autonomie des usagers.

C’est cette dernière qui doit être la finalité d’une médiation numérique réussie.

On retrouve cette idée d’accompagnement vers l’autonomie également dans un article d’Olivier Chourrot. Il considère que la médiation ne saurait « avoir de valeur spécifiquement professionnelle pour le bibliothécaire […] Plus que la médiation, l’accompagnement est une réponse possible à la diversification contemporaine des usagers, de leurs attentes et de leurs pratiques. Le modèle statique du professionnel rivé à son bureau de renseignement et délivrant au lecteur une orientation bibliographique a vécu, à l’ère de l’information profilée ».

On voit bien là clairement s’opposer deux conceptions bien distinctes. Ou bien seraient-elles complémentaires ? En effet, si l’accompagnement des utilisateurs est nécessaire et si la fonction de formateur du bibliothécaire est un élément essentiel envers son interlocuteur, il n’en demeure pas moins que la médiation ne passe pas uniquement par la formation avec comme objectif absolu l’indépendance des utilisateurs face aux outils.

Le bibliothécaire a bien plus que cela à proposer. En tant que professionnel, il détient des compétences métier, et au sein de l’institution dans laquelle il travaille, il dispose de collections dont il connaît et maitrise les spécificités. Permettre, par des moyens nouveaux, au public d’en avoir la connaissance, de découvrir des fonds, tel est l’objectif d’une médiation. L’exemple de la Bibliothèque Clermont Université en est une illustration.

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